Voyage au Japon - 日本旅行

Aso #2 : 同じ事をしないで下さい

On Tuesday 4th June 2013

À l’origine, je pensais voir le cratère du volcan d’Aso à pied, monter au sommet et rentré en bus. Mais sur coup, j’imaginais le sommet bien plus près... De plus, j’ai passé ma journée en sandales.

Je pars à pied de la guest house à 8 heures et demie. Le GPS n’est pas fichu de me calculer les distances jusqu’au sommet, car le chemin n’est pas relié... La montée jusqu’au pied du téléphérique prend environ heures en marchant assez vite. Ça reste du béton ou du goudron. À pars un passage qui m’a fait un peu transpirer, ça reste très facile. Quoi qu’il en soit, je n’ai vu personne jusque là.

Je prends une pause à la station, et par hasard je vois un couple un peu âgé de Japonais de ma guest house, que j’ai vu avant de partir. Ils ont pris le bus et sont surpris de me voir, moi aussi. Je prends dix minutes de pause (une glace) et je repars en direction du cratère, où je les recroise. Je fais toute la partie de la visite. C’est magnifique, plein de couleurs, de dégradés, de fumées...

Vers midi, ils m’invitent à manger... pour ce faire, il faut prendre le téléphérique qu’ils m’offrent aussi. On prend tous les trois un truc dont j’ai perdu le nom un sansai-soba (山菜そば) : végétarien avec des plantes qui semblent venir des montagnes et de nouilles noires. Très bon. Après avoir mangé, je reprends en prenant le téléphérique : la flemme de refaire cette partie.

Je reprends ensuite le chemin en direction du sommet que j’imaginais en haut du mur qui se dresse devant moi. J’avais tort... La montée est rude... et une fois en haut, je vois au loin ce que je pense être vraiment le sommet et c’est beaucoup plus loin que je le pensais. On me le confirme. Il me faut encore bien une heure pour s’y rendre, mais ça monte beaucoup moins. Je rencontre quelques Japonais qui se marrent en voyant que je suis en sandale (j’aurais fait pareil). L’un d’eux me montre sur son appareil photo un champ de fleur à aller voir... Sauf que c’est encore plus loin. Au passage, je perds du temps à essayer de photographier un animal (gros comme un chat) qui a peur de moi. Il semblerait que ça soit un haraiguma (ハライグマ).

Je finis par arriver au sommet. Un peu épuisé et les pieds qui ne me font pas mal, je suis étonné. Je rencontre un Japonais qui repend les marques dans la montagne que je vais revoir plusieurs fois. Il me dit que je suis un « strong man » et photographie mes chaussures. Il n’a jamais dû voir ça. Au loin, je vois les fleurs : des miyamakirishima (ミヤマキリシマ)... J’hésite et puis quand je vois l’heure (15 h passées). Je me dis que « mort pour mort » (pour le bus, le dernier est à 17 h), autant tout voir et je ferais le retour à pied. Je vais donc voir les fleurs, c’est magnifique (tout comme les panoramas). Je m’y rends, fais un détour et puis décide prendre un chemin que je pense plus court. À ce moment-là, j’ai les chevilles qui commencent légèrement à fatiguer ? Avant, je n’avais aucun problème (même pas un coup dans les oreillettes).

Le dernier tronçon va m’achever. La descente sur l’un de pan de la montagne très abrupte a été un moment de souffrance. Pas bien long, mais vraiment difficile pour les pieds... J’y retrouve celui qui redessine les marques. Comme je peine à descendre, je le suis un peu... pas vraiment volontairement. Du coup, je discute un peu avec lui et au bout d’un moment il me propose de me ramener. J’accepte. Il faut tout de même finir de descendre.

Arrivé en bas, il retrouve quelqu’un. J’ai les pieds en feu. Ils me raccompagnent en voiture. Sur le trajet, je peux voir de nombreux glissement de terrain. C’est impressionnant.

Arrivé au Aso Base, je retrouve le couple de Japonais qui m’invite à manger avec eux. La femme prépare le repas pendant que son mari discute avec moi. Le repas fait très japonais, mais sans poisson.

On discute un peu après manger. J’ai même le droit à un quartier de pomme. Les pommes sont très cher au Japon, vendues à l’unité, et celle que j’ai mangée n’était vraiment pas bonne. Un goût cartonné très désagréable.

Après cela, je me rends au sentō qui était fermé la veille : le Yume no Yu (夢の湯). La guest house à des tickets à prix réduit (300 ¥). Assez pratique. Ce bain public n’a que le minimum et pas de shampoing, juste des savons.

Note : au retour, j’ai réussi à décourager des Allemands de faire le même trajet. (rires)

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By Zéfling, the 06/06/2013 at 14:41:18
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5 comments posted

By Adelio, the 06/06/2013 at 15:29:24
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Zéfling ou l'art de se faire inviter. :P ... Je précise au cas où, je te taquine. ^^

Par contre, je me suis amusé à regarder certaines photos en détail (le cadre étant bien sympa) et d'après ce que j'ai cru voir, il devait avoir un sacré monde "pour tenter l'escalade" car le nombre de personnes dans le téléphérique, impressionnant.

By Zéfling, the 06/06/2013 at 15:35:48
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Administrator

Non, ça c'est les féniasses qui sont venues en car et qui ne font même pas le peux qu'il y a faire pour aller voir le cratère. :mdr Dans le sens de la montée, il y a presque personne, alors imagine bien que pour aller plus haut, il n'y avait plus que les randonneurs... donc que des Japonais.

働いたら負け。
By Albatros, the 07/06/2013 at 07:40:39
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# 3

Tes sandales tiennent l'arrière du pied ou non ? Remarque, en Thaïlande, notre guide faisait la rando en tongue.

By Albatros, the 07/06/2013 at 07:45:09
Guest
# 4

Finalement t'as fait combien de km et à quelle altitude est le sommet ?

By Zéfling, the 07/06/2013 at 12:26:37
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Administrator

Je suis parti de la gare qui est à ~530 m d'altitude jusqu'au point le plus à 1592 m, et dirait sans grande certitude un peu plus de 20km parcouru, je n'ai pas de podomètre. :P

Mieux vaut ne rien dire et passer pour un con que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet.

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