Voyage au Japon 2

Gunkan-jima

Le Mercredi 29 Mars 2017

J'avais voulu me rendre à Gunkan-jima la veille, parce qu'il faisait beau. Aujourd'hui, il pleut, mais je suis à peu près sûr de pouvoir m'y rendre. Il pleut certes, mais il y a peu de vent et surtout, j'ai une réservation.

J'arrive le premier dans le bateau. Et après une longue attente, car malgré le temps on était complet, on part. Je pensais que le voyage serait : on dépose sur l'île et on se démerde. En fait, ç'a plus du voyage organisé. On nous fait la présentation de tout un tas de choses durant le trajet. De chose à voir, mais seulement en japonais... Probablement parce que j'étais le seul non japonais de tout le bateau. Une fois à proximité de l'île on en fait le tour en bateau et il y a une raison à cela. La partie que l'on peut visiter à pied est assez petite, tous les bâtiments sont en piteux état depuis leur abandon.

Gunkan-jima était autre fois une mine de charbon, une île transformé en ville dont toute l'animation se faisait autour de la mine, avec jusqu'à 7 000 personnes. École, commerce, etc. y étaient présents. Puis un jour, la mine fut fermée et l'ensemble de l'île avec. Désertée, il n'en reste qu'une ville fantôme qui se dégrade avec les phénomènes naturels : vent, mer, séisme, etc.

Après avoir fait le tour de l'île, et entendu 2 ou 3 fois la même explication sur chacun des bâtiments, on accoste l'île. Il se met à pleuvoir. Sur l'île, 3 zones ont été aménagées pour la visite. Ça se voit, même les ruines des bâtiments à voir semblent être rafistolées pour ne pas tomber, qu'il y ait quelque chose à voir1. On se rend à chaque point, on écoute des anecdotes et informations, on prend des photos et on part pour le suivant. Une vraie visite guidée. En même temps, on n'a pas le droit de sortir des zones autorisées, assez éloignées des bâtiments, trop dangereuses à approcher. Même s'il y a des pécheurs tout autour de l'île, ce qui donne l'impression que ce n'est pas si dangereux. Le lieu reste assez impressionnant, pas vraiment pour ce qu'il est, mais plus ce qu'il a été. S'imaginer ce que pouvait être l'île quand elle était vivante. Aujourd'hui, elle fait vraiment décors de film post apocalyptique2. Une ville fantôme aujourd'hui animée par les nombreux touristes.

C'était cher, mais je ne regrette pas de l'avoir fait. Je pense d'ailleurs que j'aurais plus regretté de ne pas y être allé. De plus, j'ai de la chance, l'après-midi, les vagues étaient trop hautes, je n'aurais pu voir l'île que de loin3.

Une fois à quai, il me faut retrouver mes baguages pour me rendre à Kumamoto. Pour une fois, je me fais aider par la billetterie. Normalement, je n'en ai pas besoin. En fait, la solution que j'avais été toute pourrie, manque d'info. La gare que je visais n'était pas une JR. Après un train, puis un shinkensen et pour finir un tram, j'arrive à destination... Encore une guest house bizarre et peu chaleureuse. Kyushu, pour l'accueil, ce n'est vraiment pas ça. J'y retrouve par le plus grand hasard, une Allemande qui était dans ma précédente guest house. Sacrée surprise.

  • 1 :

    Pour éviter que certains ne tombent, ils ont été renforcés. C'est qui est paradoxale, renforcer des ruines. Ça m'a fait penser au dôme de Hiroshima.

  • 2 :

    J'ai d'ailleurs appris qu'un film l'avait récemment utilisé. Celui de l'Attaque des Titans. Du coup, on m'a demandé si je faisais tous les lieux en fonctions des manga : Kamakura pour Umimachi Dairy, Matsumoto pour Orange (je n'avais même pas fait le rapprochement sur place, je l'ai appris par la guest house quand on parlait de lieux populaires), Onomichi pour Kamichu. Mais avec du recule, je pense que n'importe où au Japon doit avoir son manga.

  • 3 :

    D'après le blog de la compagnie que j'ai utilisé.

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Par Zéfling, le 03/04/2017 à 15:11:39
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