Voyage au Japon 2

En route vers Kanazawa

Le Jeudi 16 Mars 2017

Je pars vers Kanazawa (金沢), pour une raison à la fois pratique et sur un conseil. Comme il y a quelques heures de trajets en train, je passe à Yokohama (横浜) pour faire changer mon ticket du Japan Rail Pass (JR-Pass) par un définitif.

L'administration du JR fait très comme je me l'imaginais. Hyper méticuleuse, à vérifier à la lettre prête ce que j'ai écrit. Du coup, c'est un peu long. Je patiente pour avoir mon tour, c'est long. Je discute avec un français assis à côté de moi qui est plus là pour le boulot, un marin qui part pour un voyage de deux ans dans une mission scientifique au travers du pacifique. Puis vient mon tour, et après quelques minutes à patienter et voir le va et vient des agents, qui donnent tous l'impression de faire leur travail très sérieusement, mais me donne aussi l'impression que faire aussi énormément de choses inutiles qui ralentissent leur travail, j'ai mon ticket limité pour le train pour trois semaines. Pour être précis, 21 jours incluant le jour en court, donc j'ai techniquement perdu 11 heures sur les 21 jours, mais vu ce que ça va me faire gagner en temps après.

Je pars ensuite pour Ōmiya (大宮), mais j'ai l'impression que je n'ai pas pris ce qu'il y avait de plus rapide et que c'était une belle erreur. Un train de ville qui mettra bien plus d'une heure pour m'emmener vers la gare de départ du shinkensen. Mais comme je n'ai pas de réseau, j'ai su après que je pouvais partir de la gare Tokyo. En tout cas, ce JR-pass est vraiment TRÈS pratique. Pas besoin de billet, il suffit de le montrer à un agent aux bornes de contrôles et on passe. En tout cas, c'est là que je vois la différence avec la France. Si j'ai un problème, je n'ai aucun mal à trouver quelqu'un. De fait, c'est beaucoup plus surveillé.

Bref, après avoir patienté quelques minutes, je monte dans un shinkensen pour Kanazawa. Durant le trajet, je passe au travers des Alpes Japonaises toutes recouvertes de neige. L'hiver n'est pas terminé.

Sur place, je quitte l’immense structure de la gare de Kanazawa, et sa centaine de boutiques, pour me rendre dans ma guest house. À l’accueil, Kaori (ou simplement K ou Kei). Assez amusante, elle me raconte avoir travaillé pendant 12 ans au Cameroun, donc elle connaît un peu de français, mais se désole de l'avoir bien perdu en 3 ans. Comme la faim se fait sentir, je lui demande conseil pour un restaurant, et elle me donne le nom de celui qu'elle préfère. Un restaurant à udon et soba qui se situe au cœur de la gare.

Je m'y rends. D'apparence, cela semblait simple à trouver. Dans certains lieux, les boutiques ne sont pas vraiment comme chez nous. En fait, cela ressemble plus à un immense marché couvert (presque un super marché de fait) avec des dizaines de stands et dans certains coins, les restaurants. Heureusement que je suis tombé sur une carte (et que j'avais le nom du restaurant en kanji) sinon je n'aurais jamais trouvé. Sur place, une déco assez classique pour ce type d'établissement. Je commande quelque chose qui me semble « original ». On me sert des udon froides recouvertes de nori avec un bouillon chaud de légumes et de canard. Un kamo-jiru udon (鴨汁うどん).

Quand je sors, il fait bien noir et surtout une bruine glaciale tombe. Je retourne rapidement au chaud sur le tapis chauffant de la guest house pour finir ma journée.

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Par Zéfling, le 16/03/2017 à 23:57:43
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