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Import : Kami-sama to Unmei Kakumei Paradox

Dimanche 10 Février 2013

 Ça fait presque dix jours que j’ai 神様と運命革命のパラドクス (Kami-sama to Unmei Kakumei Paradox) dont le petit nom est 神パラ (Kami Para). Un jeu que j'ai reçu en 4 jours, un exploit, car c'est sans demande d'envoi express (mon précédent import avait mis 4 semaines). Il s’agit d’un jeu PS3 de Nippon Ichi, connu pour sa série Disgaea. Je dois dire que le dernier jeu que j’ai fait de Nippon Ichi remonte à plus de 8 ans avec le tactical-RPG La Pucelle sur PS2.

Comme presque toujours, j’ai précommandé la version limitée (mais pas la plus onéreuse de Famitsu) qui contient le jeu, un livret qui compile un roman 64 pages et un artbook de 50 pages (avec deux types de papier), et deux CD. Le premier disque est un mini-OST où l’on peut écouter deux versions courtes des chansons du jeu et quelques musiques. Le second est un image-CD avec quelques chansons interprétées par les seiyū (ça ne vaut pas le premier ^^).

La musique du jeu est réalisée par Yōsei Teikoku (妖精帝國), que je n’ai plus entendu en OST depuis le jeu PS2 Mai-Hime (que je continue d’écouter). Oui, c’est mon groupe préféré, donc c’est avec surprise que je l'y retrouve. Quand j’ai pris le jeu, je n’ai pas fait attention, et je me suis surpris à me dire « mais... c’est YUI ? » Le style fait un peu dark fantasy rock (si quelqu’un arrive à mieux le définir), et je ne serais pas objectif en disant que j’adore.

神様と運命革命のパラドクス - photo 1 - 神様と運命革命のパラドクス - photo 2 - 神様と運命革命のパラドクス - photo 3 - 神様と運命革命のパラドクス - OP 1 - 神様と運命革命のパラドクス - OP 2 -

Cette fois, il ne s’agit pas d’un tactical-RPG comme beaucoup de jeu du studio japonais, mais d’un dongeon-RPG comme je n’en avais plus fait depuis... probablement Moria 2 sur PC il y a 23 ans (d'ailleurs, c’était peut-être mon tout premier jeu vidéo). Bon, c’est quand même plus beau et évolué, mais les bases sont les mêmes : le jeu se fait par case avec le moteur 3D tout pourri que Nippon Ichi recycle sur presque tous ses jeux. Autant le dire, KamiPara est relativement moche si on joue de près sur un écran full-HD : pas anti-crénalage, des sprites pas super fins, des phases de visual novel pixelisées... Ça ne fait pas super envie. Ça, j’ai eu vite fait de l’oublier. Après tout, ce n’est pas vraiment ce qu’il y a le plus implorant, même si franchement ç'aurait été un plus d’avoir un peu plus de finition et netteté.

Le jeu nous projette au Paradis, avec un jeune garçon, après avoir gagné à une loterie, se voir promut « dieu ». La belle demoiselle qui tenait le stand de la loterie n’était autre qu’une ange qui lui a un peu forcé la main... (À croire que le premier qui lui plaisait aurait gagné.) Il faut dire qu’une fois devenu dieu, pas de retour en arrière. Elle ne saurait lui expliquer, mais s’il refuse, il se fera bouffer... Par quoi, elle-même n’en sait rien. Il se voit donc dans l’obligation d’effectuer des tâches. En fait, tout tourne autour du « circuit du destin de révolution » (運命革命回路). Il existe une copie du monde où notre dieu va se battre pour rétablir l’ordre dans le monde réel. Pour venir à bout d’une anomalie d’une histoire et faire en sorte que celle-ci se finit telle qu’elle aurait dû, le héros aidé de l’ange va parcourir des donjons... (Il faut bien trouver une excuse... un peu comme Catherine). On ne peut pas dire que l’histoire brille pour certaines : le premier chapitre est une version revisitée de Cendrillon, la troisième de cendrillon.

Pour chaque chapitre (nommé Lesson) semble composé de neuf niveaux aléatoires à part courir avec un niveau pour le boss de fin (enfin dans les 4 premiers chapitres c’est comme cela). Les donjons sont formés de niveaux 5, ce qui permet de faire une pause. Comme les niveaux sont aléatoires, les mémoriser ne sert à rien, surtout qu’ils ne sont pas bien grands, ce qui est fort regrettable. On peut faire un niveau en moins de trente secondes si l’on trouve la sortie rapidement... Dans le déroulement de l’histoire entre chaque niveau, de très (trop) longue phase de dialogue qui heureusement si l’on recommence une série de niveaux ne revient pas. Autant le dire, il faut s’attendre à bouffer du texte et du dialogue toutes les deux minutes, je peux même dire que j’ai passé plus de temps à écouter qu’à jouer à certains moments. L’histoire n’est pas intéressante, mais trop hachée.

神様と運命革命のパラドクス - visual novel 1 - 神様と運命革命のパラドクス - visual novel 2 - 神様と運命革命のパラドクス - visual novel 3 - 神様と運命革命のパラドクス - visual novel 4 - 神様と運命革命のパラドクス - visual novel 5 - 神様と運命革命のパラドクス - visual novel 6 -
Vois plus de phases de dialogues... (Total 16)

Le principe du jeu est ultra simple : la zone se divise en case et se déroule en tour par tour. Avancer d’une case ou attaque, c’est effectuer une action. Une fois l'action terminée c’est au tour de notre équipier (s'il est en vie) puis de tous les ennemis de la carte. Il n’y a pas vraie notion de point d’action, toutes semblent avoir le même poids : avancer ou balancer une attaque spéciale en mode divin. Il n’y a aucun temps mort, si vous décidez de ne faire qu’avancer (sauf si votre partenaire effectue des actions comme attaquer, qui est plus longue) tout ira à votre rythme. C’est simple et ça me plaît... Enfin l’idée c’est simple, sauf que j’ai bien mis 2 heures à me faire aux déplacements en diagonale de la perspective isométrique et mémoriser toutes les actions possibles données à la manette... Le plus chiant a été la seconde, car j’ai une console européenne et le jeu est en japonais, avec la logique des touches de la console japonaise. C’est moins catastrophique que sur Toki Towa, mais il est très chiant d’avoir 〇 pour attaquer, mais aussi annuler¹.

Une fois bien pris en main, je trouve le jeu très plaisant à jouer. On peut suréquiper d’un ensemble d’objets qui ont tous une attaque spéciale qui brûle des SP. Mais trop utiliser une arme la fait passer en « brun », ce qui réduit considérablement sa puissance. Pour pouvoir l’utiliser, petit passage à la forge pour l’upgrader... ce qui coûte bien entendu de plus en plus cher. Il y a donc une certaine gestion des armes à avoir. L’upgrade coûte vite très cher et parfois de nouvelles armes trouvées sont plus intéressantes à faire monter. À côté de cela, il faut gérer sa vie, qui remonte assez vite, parfois pas assez, mais pire encore une barre de « faim ». Oui, tourner en rond pour se faire de l’expérience peut s’avérer compliqué, car la faim arrive assez vite. Certaines actions brûlent énormément d’énergie (genre : se balader en soulevant une pierre tombale). Heureusement, il y a de quoi se nourrir, mais comme tout est aléatoire, il ne faut pas trop compter sur la chance pour s’en sortir.

神様と運命革命のパラドクス - donjon 1 - 神様と運命革命のパラドクス - donjon 2 - 神様と運命革命のパラドクス - donjon 3 - 神様と運命革命のパラドクス - donjon 4 - 神様と運命革命のパラドクス - donjon 5 - 神様と運命革命のパラドクス - donjon 6 -
Vois plus de donjons... (Total 79)

À côté de tout cela, il y a une gestion de points de stats qui se fait avec un très grand damier, en plus des niveaux d’expérience un peu particulière que j’expliquerais plus loin. C'est là que l'on gère en partie l’attaque, l’endurance, etc. Il y a une foule de choses à y faire. De plus, on n'y gère pas que votre dieu, mais aussi les coéquipiers, sachant que les points à distribuer son commun (ce que je n’avais pas vu au début). C’est une des actions de progression en plus de celui des armes. Il y a ensuite une gestion des nouveaux un peu particulière. Il y a deux aspects pour ceux-ci : les premiers sont les niveaux gagnés dans les donjons, qui seront perdus à la fin de la section. Chaque niveau fait gagner en vie, en mana, en force, etc. On peut commencer un donjon avec 100 points de vie et le finir avec 350... Le problème c’est qu’on les perd une fois fini. C’est à la fin que l’on a le tableau de l’expérience accumulée qui se transforme en niveau d’expérience et point d'aptitudes. À la lesson 4, mon héros est déjà niveau 111. Visiblement, on peut monter très très haut, et chaque niveau fait gagner presque rien. Je crois que j’ai plus de compétence grâce à mes armes qu’autre chose.

Le jeu est cruel tout en étant relativement sympa. La mort est permise, mais elle coûte très cher. Une mort dans un donjon permet de garder l’exp accumulé... Sauf que son argent est divisé par 2 et on perd tout son équipement et son inventaire (au début on peut transporter jusqu’à 20 objets et c’est vraiment peu). Première solution est de ne jamais mourir, mais la mort débloque parfois certaines possibilités, ce qui est compliqué quand on possède un équipement qui a coûté une fortune en forge (d'ailleurs, on peut payer pour renommée une arme à laquelle on tient). Pour ce faire, ma solution est de partir nu pour me faire massacrer... On a un immense inventaire au Paradis qui peut occuper un millier d’objets. C'est très utile, mais inaccessible en mode donjon.

神様と運命革命のパラドクス - interface 4 - 神様と運命革命のパラドクス - interface 5 - 神様と運命革命のパラドクス - interface 6 - 神様と運命革命のパラドクス - interface 7 - 神様と運命革命のパラドクス - interface 8 - 神様と運命革命のパラドクス - interface 9 -
Vois plus de interface... (Total 14)

Dans l’ensemble, le jeu n’est pas super dur pour l'instant, même si j’ai dû un peu refaire les niveaux pour ne pas me faire roser contre le deuxième boss qui m’en a fait un peu fait bavé... (Pas bien préparé.) Il a tout de même des cas où l’on tombe sur des hordes d’ennemis qui ne laissent que peu de chances. Il y a aussi des monstres vendeurs qui apparaissent de façon aléatoire qu’il ne faut surtout par attaquer (au début), car c'est la mort assurée en un tour. D’ailleurs comme le jeu est aléatoire certains éléments n’apparaissent pas toujours, voire très rarement. Certains vendeurs sont même des pièges et je pense ne pas avoir vu grand-chose.

Malgré tous ses défauts, le jeu n’est pas trop mal. Malheureusement, il en a un très gros, qui est à sa programmation, car il faudrait juste qu’il se fasse patcher. C’est un peu inadmissible de sortir un jeu aussi buggé. Toute la partie du damier est complètement buggée jusqu’à la lesson 3 : il y a même un menu qui fait geler le jeu (jusqu'à ce qu'un élément le débloque). Les tutoriels sont partiellement incompréhensibles, car la démo fait des actions qui semblent ne rien présenter et finissent parfois par un écran noir... Il ne reste plus qu’à quitter (sans rien voir) et y retourner pour faire disparaître le problème... C’est tout de même super gênant. Malgré tout, ça reste jouable et assez prenant.

Note : À la lesson 4, pour l’instant, je l’ai toujours que l’ange Liliel (リリエル) comme coéquipère. Il semblerait qu’il y ait bon nombre de personnages qui puissent nous accompagner, mais je ne suis pas encore arrivé à ce stade du jeu. De plus, quand je vois les screenshot du jeu, je me dis que je n’ai même pas vu 5% du jeu après avoir passé plus de 12 heures dessus. En plus, l’histoire ange-démon à l'air plus compliqué que je le pensais : des démons qui peuvent devenir des anges et vise-versa, un traître parmi les anges, un dieu qui semble avoir plus de pouvoir qu'espéré, etc. Je ferais un point quand je serais plus loin dans le jeu.

神様と運命革命のパラドクス - art 2 - 神様と運命革命のパラドクス - art 3 - 神様と運命革命のパラドクス - art 4 - 神様と運命革命のパラドクス - art 5 - 神様と運命革命のパラドクス - art 6 - 神様と運命革命のパラドクス - art 7 - 神様と運命革命のパラドクス - art 8 -
Vois plus d’artworks... (Total 33)

¹ Pour l’occident, on a : 〇 annuler / X valider. Pour le Japon : X annuler / 〇 valider, car ils suivent la logique du simple 〇 (Maru) correspond à correct, et X (batsu) incorrect. Note que le problème s’inverse sur une console japonaise avec des jeux occidentaux. (Genre sur pas PSV. ^^') Certains jeux n’utilisent pas la localisation des touches... C’est de toute façon un vrai bordel, mais je m’adapte assez vite... Je fais juste plein de bourdes au début à annuler ou valider ce que je n’aurais pas dû. Enfin, je me dis que c'est toujours mieux que d'avoir un zonage de jeu comme sur les consoles des constructeurs concurrents à Sony...

1 commentaire déposé

Par Zéfling, le 22/02/2013 à 23:49:24
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Putain, j'ai passé plus de temps sur l'acte 4 que sur les 3 premiers et j'arrive pas à le terminer. Il n'y a pas de pause au bout de 5 niveau et les monstres monte en puissance à une vitesse. Je me fait dégommer en un coup par des sortes de minotaures au niveau 8. À croire que les lessons paires sont les pires. Bref, j'ai perdu presque toute ma tune et l'intégralité de mon équipement... T_T'

Si personne ne s'en souvient, ça n'est jamais arrivé. La mémoire humaine n'est qu'une donnée. On peut la réécrire. (Lain)

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